Voyager avec InterRail : trucs, astuces et mode d’emploi
Vous avez pour projet de faire un petit tour de l’Europe et vous vous laisseriez bien tenter par le pass InterRail ?
Faut dire que le concept fait rêver : partir à la découverte de l’Europe en sautant de train en train, sans avoir à se poser de question et à faire la queue aux guichets.
Mais bon quand on voit le prix du pass, on est en droit de se poser quelques questions : comment ça marche exactement ? À quoi ça donne droit exactement ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Est ce qu’il y a des pièges à éviter ? Etc. etc.
Ne vous inquiétez pas, chez Hostelworld, on a décidé de vous faire un petit topo sur le délire, histoire que votre projet ne déraille pas (clin d’œil clin d’œil).
Ne nous remerciez pas, c’est cadeau !
Parlons peu mais parlons bien.

InterRail, c’est pour qui ?
Pour tout le monde, jeune comme moins jeune, du moment que vous résidez depuis au moins 6 mois en Europe. Donc même si vous avez vos trente printemps bien dépassés, vous pouvez toujours vous faire un petit trip à travers l’Europe.
Comment ça marche ?
C’est plutôt assez simple : vous pouvez commander votre pass en ligne sur le site d’InterRail ou bien le retirer à un guichet SNCF.
Il existe deux formules :
Le Global pass
Il permet de visiter plusieurs pays sur une période d’un mois maximum (après, rien ne vous interdit d’acheter plusieurs passes, hein!). Cette offre se décline elle-même en deux formules :
– le Flexi : vous pourrez alors voyager soit 5 jours sur une période de 10 jours, soit 10 jours sur une période de 22 jours. Idéal pour les personnes qui ne veulent pas prendre le train tous les jours et qui souhaitent se poser quelques jours dans une ville.
– le Continu : pas de limite de voyage sur une limite de 15 ou 22 jours ou un mois. Compagnon idéal pour des personnes qui ne veulent pas se prendre la tête du tout en planifiant leur voyage à l’avance.
Le One country Pass
Il est valable dans un pays au choix, pour une période d’un mois maximum. Les prix varient en fonction des pays. En parlant de prix, les tarifs diffèrent également en fonction de la classe d’âge dans laquelle vous vous trouvez, il y en a 4 : 4-11 ans, 25 ans ou moins, 26 ans ou plus, 60 ans ou plus.
Une fois votre pass entre les mains, il vous faut choisir sa date de validité et à partir de là remplir le « rapport de voyage » en notant tous vos trajets. A savoir, une journée de voyage débute à 19h et se termine donc le lendemain à… 19h.
Il est à rappeler (ou à savoir…) que le pass ne fonctionne pas dans son pays de résidence (ben ouais sinon c’est pas drôle.) donc il vous faudra payer pour aller jusqu’à la frontière ou dans le pays où vous souhaitez commencer votre périple. On est bien d’accord qu’un gus habitant à Strasbourg est pas mal avantagé par rapport à un mec de Brest. Bref… être né quelque part c’est toujours un hasard 😉
Mais bon la SNCF est sympa, elle vous permet d’avoir moins 50% sur ses tarifs.
Après… Ben il suffit de se lancer et de monter dans les trains qui vous intéressent ! Easy, non ?!
Bon ça, c’est sur le papier… Parce qu’en pratique il y a plein de petits trucs qui s’ajoutent et qui peuvent potentiellement moisir votre périple…

InterRail : le faux bon plan économique ?
Des frais en plus
Comme vous avez pu le constater, le pass en lui-même n’est pas forcément donné et on est en droit de penser qu’une fois cela payé, niveau transport on est tout bon et que le reste des dépenses sera alors seulement pour la bouffe, le logement et aussi (voire SURTOUT) pour le fun ! Mmm… FAUX !
Déjà, comme je le soulignais, il faut payer pour arriver jusqu’à sa destination première ou au moins pour aller à la frontière.
Puis, il faut souvent mettre la main au grisbi pour des suppléments notamment pour les trains à grande vitesse, pour des lignes internationales (si vous allez en Italie vous comprendrez votre bonheur) et surtout pour les trains couchettes où il est presque obligatoire partout de faire une réservation. Alors, ce n’est pas forcément énorme (majoritairement de l’ordre de 5 euros en plus) mais cela varie très fortement en fonction des pays (les pays du Nord pratiquent des prix assez… Prohibitifs !)
Une rentabilisation toute relative
Quand on voit le prix du billet d’avion pour certains pays de l’Est ou du Sud de l’Europe et de celui des bus ou du train, en faisant le calcul, on se dit qu’on est pas forcément gagnant.
Et puis, pour certains pays sans nommer personne mopjfhlespagnejophefih il y a une réservation obligatoire pour tous les trains.
De plus, certains endroits, comme la Croatie, sont très mal desservis, donc un pass One Country n’est peut-être pas une bonne idée.
Bon, ceci étant dit, le Pass InterRail, ne se vante pas d’être une façon économique de voyager mais plutôt une façon dépaysante de voyager.
Je m’explique (oui bon parce que là tout de suite je me rends compte que c’est pas forcément ultra clair) : voyager de train en train c’est surtout l’occasion de vivre son voyage différemment, de profiter des paysages, de rencontrer des gens, d’aller à son rythme et à celui du train (aaah les joies des retards !) mais c’est aussi plus simple que l’avion et très majoritairement sans vrai contrainte… Si on sait s’organiser.
Et puis, pour certains pays où le train coûte cher comme ceux de l’Europe Centrale (Allemagne, Italie, Autriche…) c’est pour le coup une vraie solution économique.
En plus, le pass a pas mal d’avantages comme des réductions pour l’Eurostar, pour des musées, des logements, la gratuité pour les ferries, etc. Le tout, c’est de bien savoir s’organiser et de connaître quelques bons tuyaux.

Trucs et astuces pour optimiser son périple InterRail
Prévoir les objectifs obligatoires pour vous
Si on ne choisit pas la version pass continu, il est assez conseillé de prévoir son voyage à l’avance. Alors non, je ne dis pas de réserver ses trains forcément (même si dans certains coins, c’est presque obligatoire), non je dis juste qu’il faut délimiter au minimum les aspects de son voyage.
En effet, vous aurez la possibilité de voyager dans une trentaine de pays donc parfois trop de choix tue le choix ! Et si vous êtes comme Bibi, le roi / la reine des Indécis, ça n’est pas pour vous aider !
Je vous suggère donc de fixer les villes que vous voulez absolument voir et ensuite de broder le reste du séjour autour en fonction du temps que vous souhaitez passer dans les différents lieux. (par exemple, Bratislava ne demandera pas autant de temps que Berlin) et du temps de trajet pour relier les différents points.
Rail.CC vous proposera pas mal d’itinéraires bien conçus.
Les temps de trajets : un élément qui n’est pas à négliger
Sans forcément, donc, réserver vos trains (cela dépend si vous partez en saison ou non, vous ne serez certainement pas seul à avoir cette idée et donc à vous retrouver à dormir coincé entre deux wagons), vous pouvez regarder les différentes liaisons et temps prévus sur les sites de la Bahn ou Rail.CC : deux sites INDISPENSABLES.
Eviter les trains à réservations
Pour éviter les mauvaises surprises, il est conseillé à tous les Railers (eh oui, vous avez même un petit nom) d’investir dans la BIBLE : le Thomas Cook Rail Timetable. Alors oui, ça coûte 30 euros, mais il est vraiment indispensable : toutes les liaisons sont indiquées ainsi que si des frais de réservation sont à engager. Attention : pensez à le commander un peu en avance.
Faire des économies
Si vous souhaitez ne pas trop dépenser sur le logement, vous pouvez tout à fait prendre des trains de nuit qui ne vous coûteront que la réservation mais aussi il existe de très bonnes auberges à prix tout doux (sur Hostelworld.com, pardi !).

Même chose pour les autres transports, prenez deux paires de chaussures et marchez ! Vous ferez des économies sur les déplacements 🙂
Ensuite, la vie des pays de l’Est et du Sud est bien moins chère. Vous n’aurez donc pas trop de difficulté à bien manger et pour pas grand-chose.
Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre
Je sais que le but de la plupart d’entre nous, c’est de faire le plus de villes possible mais, il faut trouver un équilibre ! En effet, pensez à la fatigue et aussi à l’écœurement. On peut vite adopter un rythme de fou qui ne va pas aider à pleinement apprécier votre voyage. Donc pensez bien à vous poser de temps en temps ;).
Optimiser votre temps dans la ville de départ
Quitte à payer pour arriver à votre point de départ autant y arriver un peu plus tôt afin de profiter de la ville et de ses attractions, c’est surtout intéressant pour les grosses capitales comme Berlin, Istanbul ou Rome.

Conclusion
InterRail, c’est vraiment un chouette moyen de voyager mais à condition de garder en tête que c’est un état d’esprit et non une façon économique. Cela nécessite un peu d’organisation mais à croire tous les Railers : c’est une expérience que l’on oublie jamais!
Et vous, vous avez des conseils à rajouter ? Laissez les nous en commentaires ! ?
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